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Samedi 26 juin
Grasse mat’… jusque 9h ! ouah, ça fait du bien. Après mure réflexion, nous abandonnons l’idée d’aller au CPA (centre de promotion artisanal) : nous trouverons nos souvenirs lors de notre périple dans le Nord, et lors de nos derniers jours à Cotonou.
Nous mettons à jour le blog : une semaine sans avoir écrit… beaucoup à rattraper ! Puis, courses, internet pour Caro. Aprem à la piscine ! Sandra, Abel et Carole, Mathilde préférant ne pas tenter le diable à cause de son rhume.
Nous récupérons nos tenues chez nos couturières…. : D ! Mathilde cède à la tentation : elle se recommande un haut !
Dîner en compagnie de Vitale et Thierry, à la cafet’, spaghettis donc, et match Ghana-USA…
Dimanche 27 juin
9h40 de bus… What else ?
Un paysage du temps des dinosaures…
Lundi 28 juin
Départ à 9h pour le pays Somba : le pays des Tatas, dans la région montagneuse de l’Atakora.
Nous apprenons que « somba » est en réalité une injure. Ce nom était utilisé par les colons français, pour désigner les habitants de ce pays, et l’appellation fut conservée.
Le tata somba est une ferme-forteresse à étage : chaque maison constitue une entité économique autonome, avec sa parcelle de terre autour, où se trouve le potager (tomates, piments, calebasses,..), la pépinière de tabac ou de mil. Les plants de ces derniers sont repiqués dans les champs communs.
Le tata sert à la fois de logement pour la famille, de support pour les silos à grains, d’abri pour les animaux domestiques (vaches, moutons, cabris, chiens), autrefois de citadelle défensive lors des guerres de clans, et enfin de sanctuaire. Les murs des tatas sont faits en banco, obtenu par le malaxage de la terre argileuse avec l’eau. Ils sont recouverts de crépi d’argile, mélangé avec de la bouse de vache, puis arrosé avec une décoction de noix de karité er d’écorce de fruits de néré. Des entailles décoratives, semblables à des scarifications (chevrons, spirales…) sont ensuite gravées sur les murs, particuliers à chaque ethnie. Les greniers sont construits avec des tiges de fonio et des morceaux de termitières, les toits étant en paille. Les terrasses sont faites avec des traverses de bois sur lesquelles sont nouées des lianes recouvertes ensuite de banco. L’entrée est toujours tournée vers l’ouest, car les mauvais esprits, les vents froids et les pluies viennent de l’est. Des fétiches familiaux veillent à l’entrée : il y a un fétiche par membre de la famille. Les morts sont aussi représentés, avec leurs colliers de coquillages. Les Bètammaribè leur font des sacrifices et des prières, par respect et en vue de guérison.
Les baobabs,
papayers, manguiers et eucalyptus abondent dans la région… ainsi que d’innombrables autres espèces, dont nous sommes incapables de citer les noms bariba ou bètammaribè qui nous ont été
donnés.
Nous avons eu la chance de voir de beaux oiseaux : sirroco, roulier, coucal, aux plumes étonnantes ; et aigle pêcheur, faucon sacré…
Déjeuner dans un petit maquis : le traditionnel riz au gras, un délice.
Puis, nous rejoignons les chutes de Kota, qui dévalent le versant est de la chaîne de l’Atakora. Le paysage est tout en contraste : les roches foncées des montagnes, la terre ocre-rouge des plaines, la végétation verdoyante dans le fond de la vallée de Pendjari, et celle arbustive du sol aride des hauteurs.
Et là… baignade. Féérique, dans ce berceau des origines… l’un des innombrables de l’Afrique ! Jacuzzi et massage sous les chutes… chaudes ! Et l’eau, argileuse, est d’une douceur…
Des jeunes filles profitent de notre assurance pour tenter quelques pas dans l’eau. Sous le regard grinçant des jeunes gens qui les accompagnaient, on les leur enlevaient… ; )
Au retour, nous nous arrêtons dans quelques boutiques d’artisanat.
Une journée de rêve ! Vive les vacances !
Mardi, mercredi, jeudi, 29, 30 juin, 1er juillet
Mardi, le zem vient nous chercher à l’auberge à 6h00… départ de Nati à 6h30 : à 8 dans une voiture ! et dans le coffre, la mobylette, et les bagages de chacun. Nous retrouvons Léandre et Raïmi vers 9h15 à Parakou, puis nous passons la journée avec Juliana : marché, et grandes discussions… Nous sommes tellement à dans cette ville calme, et en si bonne compagnie, que nous y restons jusqu’au vendredi matin ! En profitant de ce temps pour apprendre à conduire la traditionnelle mobylette !
Vendredi 2 juillet
Visite de Dassa et de ses collines… Oh ! on se croirait dans le paysage du dessin animé « Madagascar » !
Notre zem file sur la grande piste de terre rouge, où nous croisons un troupeau de vaches à bosses.
Puis, c’est le passage dans un village, les gens nous saluent en riant… et les enfants nous chantent l’éternelle « yovo yovo bonsoir ça va bien merci ! ». Nous serpentons entre les maisons de torchis rouge, avant d’emprunter un sentier juste assez large pour la moto : les herbes nous frôlent, si vertes, si hautes ! Alternance de champs d’igname, de maïs et d’arachides, qui sont plantés au milieu de la forêt de baobabs et de tecks. Et puis, c’est le pied de la Colline aux Puits. Hop, à terre ! Là, commence l’ascension… brousse ! pas de sentier, herbes douces ou piquantes plus hautes que nous, terre humide, nid de grosses fourmis rouges, pierre lisse que nous devons escalader. Et enfin… nous sommes en haut. Souffle coupé. A nos pieds, à perte de vue, la forêt de baobab, les champs, la brousse. Sur la colline elle-même, des bébés baobabs surplombent des dépressions qui recueillent l’eau de pluie, et où le bleu du ciel (ou le gris) se reflète merveilleusement. Des nénuphars. Et… Oh ! une tortue ! des tortues !
Nous nous asseyons sur la pierre chauffée par le soleil africain. Des enfants nous aperçoivent depuis le bas « yovo yovo… ». Nous, nous avons du mal à les trouver !
Et puis, c’est le silence. Seuls (oui, il y a le kékéno) dans l’immensité, juste le chant tropical des oiseaux, et le « tchoucoupe » des paysans-bûcherons.
Le soir, dîner de purée de maïs et de la lapin de la ferme d’Armand où nous logeons. Très belles conversations.
Samedi et dimanche 3 et 4 juillet
Bohicon. Nous retrouvons Jules, le directeur de l’école publique de Gnidjazoun, et la maîtresse des CM2 qui ont écrit les lettres.
Puis, c’est avec Delphine que nous passons le reste du WE… si intéressante et aimable, cette fille !
Lundi 5 juillet
Nous retrouvons l’équipe à La Chrysalide, pour un déjeuner tous ensemble, dans un maquis où nous dégustons le « tchep » sénégalais… un régal ! Amandine, la fille de Claudine Daïzo, la directrice de la Chrysalide, va suivre les études d’orthophonie à Lomé à partir d’octobre. Elle nous un un peu questionné… C’est chouette de répondre en professionnelles !
Mardi 6 juillet
Départ de la Case à 10h, direction le quartier des libanais pour retirer de l’argent. Mathilde nous négocie le zem en vraie béninoise : 400f ! Puis, nous retrouvons Vitale devant la pharmacie « 4 thérapies » de Tokpa : mission = arpenter le marché pour trouver nos souvenirs. Eh bien… mission accomplie à 15h30… On a fait le plein de couleurs, d’odeurs, et surtout surtout de BRUITS, foule oblige !
Le soir, nous offrons un repas français à Abel et Michel. Oh, quel plaisir de réinvestir la cuisine !
Mercredi 7 juillet
Il pleut !
Caro met à jour le blog pendant que Mathilde dort encore. Puis, nous faisons nos valises… pesées… ouf, ça passe !
Quand la pluie cesse, vers 15h, dernier passage chez la couturière, virée au CPA (centre de promotion artisanale) pour les quelques achats qui nous restent…
Dîner en famille chez Firmin : que c’est agréable ! Entre plusieurs coupures de courant… discussion sur les pratiques béninoises. Nous dégustons pour la première fois « le » légume : la feuille de béman (genre épinard), avec sa pâte noire et son poisson.
En rentrant à la Case, nous avons la surprise de voir Juliana :D
Voilà, il est minuit passé, dodo.
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